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mercredi 11 janvier 2017

Où est la vraie richesse ? Interview du club « Religions »



Leïla Schoor, une élève de terminale ES3 est partie cet été en voyage au Burkina Faso, un pays d'Afrique subsaharienne, pour y aider les populations locales. Membre du club « Religions », elle a eu l'occasion de partager son expérience pour - pourquoi pas ? -faire naître dans d'autres cœurs l'envie d’un voyage humanitaire.

Dans quel cadre es-tu allée en mission et quel rôle as-tu eu sur place ?
Je suis partie avec une association du sud de la France, la SIM. Elle proposait des missions court-terme de 1 mois et le concept m'a plu. J'ai donc pu partir au mois d'août dernier et être de retour pour la rentrée.
Là-bas, mon rôle était d'une part, de soutenir les différents projets locaux de l'association ainsi que d'organiser avec une équipe de 5 Français et en partenariat avec des Burkinabés, deux camps pour enfants. Dans ces camps nommés « éclat de joie », nous avons pu faire du soutien scolaire et leur transmettre des connaissances à travers des apprentissages (marionnettes, court métrage, chant, danse…) Nous avons aussi fait de la peinture et organisé une course de vélo.
Dans le deuxième camp, 10 enfants étaient sourd/muets. Ayant des connaissances en langue des signes, j'ai pu leur parler et leur faire la classe avec leur professeur local, Dahani.

As-tu ressenti un décalage de culture ?
Il y a un grand décalage de culture. Par exemple, les Burkinabés sont très humbles. Nous, nous avons tendance à nous sentir supérieurs. Je n'aime pas trop dire cela mais le Burkina et la France sont deux mondes différents, ce qui rend le témoignage très difficile. Ce qui est intéressant, est qu’eux pensent à nous, mais que nous nous ne pensons pas à eux.

Comment te sentais-tu là-bas ?
Je me sentais comme chez moi, les Burkinabés sont des personnes très accueillantes et malgré les conditions de vie difficiles, je m'y suis sentie vraiment bien. La pauvreté matérielle est très visible mais là-bas, j’ai découvert qu'il y existe plusieurs sortes de pauvreté ( physique, spirituelle, relationnelle…) et il m'est arrivé de me retrouver en face d'un Burkinabé de nombreuses fois, et de me demander qui de nous deux était le plus pauvre.

Qu'est ce qui t'a touchée durant ce voyage humanitaire ?
Beaucoup de choses -si ce n'est tout-, m'ont profondément marquée durant ce voyage. Par exemple, au cours de la visite d'un projet consacré aux jeunes filles-mères à Ouagadougou (la capitale), j'ai rencontré une prostituée de mon âge, enceinte. Je peux vous dire que ça m'a fait un choc ! J’ai aussi été frappée de voir le gaspillage d’eau chez nous, alors que j’ai vu des enfants d’Afrique boire l’eau vraiment sale des flaques, mais j'essaie de ne pas juger et de ne pas comparer les deux cultures.
De manière plus joyeuse, l'intensité de leur sourire, les nuits étoilées et les danses rythmées jusqu'au bout de la nuit restent gravés dans mon cœur.

Que retiens-tu de ton voyage ?
Pendant ce mois à plus de 5000 km de chez moi, j'ai vécu de nombreuses découvertes, rencontres et remises en question. Si je devais vous en laisser une, je vous demanderais : et vous, où trouvez-vous votre richesse ? Et quelle est d'après vous la vraie richesse ?
Je suis disponible, si vous avez envie de discuter ou partager une expérience avec moi, ce sera avec plaisir !

Source image: lelabostaff.com

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